John Henry Newman et Langres
Le 24 août 1852, le cardinal Wiseman, archevêque de Westminster, est à Amiens. Là, il écrit une lettre1Adio52, DE, 1E1-GUERRIN. à l’évêque de Langres nouvellement nommé, Mgr Guerrin. Apprenant l’ouverture de la retraite annuelle des prêtres diocésains, il sollicite une aide financière afin de subvenir « […] au payment des frais énormes qui pèse sur le Père Newman et sur sa congrégation. » Si cette demande reçoit bon écho, la collecte se fera « sans éclat et sans bruit ». Elle échappera ainsi « aux inconvéniences de la publicité ».
De fait, reçu dans l’Église catholique depuis 1845, John Henry Newman (1801-1890) fonde quatre années plus tard à Birmingham le premier Oratoire anglais. Suite à quelques échanges polémiques, il est visé, en 1851, par un retentissant procès en diffamation, intenté par l’ex-prêtre Achilli. L’affaire est complexe et surtout onéreuse.
Le 17 septembre, l’évêque indique que les prêtres ont répondu généreusement à la demande. Ils offrent 1200 francs, somme envoyée à la direction du journal ultramontain L’Univers et non, comme l’indiquait la lettre, à M. Gallaghan, banquier à Paris.
Finalement, le procès sera perdu le 13 janvier 1853. Newman est condamné à une amende de 100 livres sterling. Mais la générosité langroise aura participé à la renaissance de l’Église catholique anglaise et au soutien d’un de ses piliers, depuis proclamé saint et 38ème Docteur de l’Église.
God bless the diocese of Langres !


