Autographe de Dom Guéranger

Début d’année dans la joie, avec la découverte de ce beau document1Adio52, 2H1 (en cours de classement). : une lettre autographe de Dom Prosper Guéranger.

 

Bdio 2H1

le 05 juillet 1851, le fameux réformateur de l’ordre bénédictin répond au Supérieur du Séminaire de Langres. Ce dernier l’interrogeait sur les différentes manières de placer le chœur « à la romaine ». Dom Guéranger argumente avec précision et privilégie la disposition jugée la plus ancienne, celle qu’il a lui-même adoptée pour son église abbatiale (cf. ICI) :

[…] mettre le chœur dans l’abside et l’autel en avant. Dans ce cas, il y a une stalle, ou un siège au centre, et c’est là la place d’honneur. Les autres sont plus ou moins élevées en dignité selon qu’elles sont plus près du siège, ou de la stalle qui occupe le rond point.

Cet échange révèle un souci nouveau et très peu traditionnel, car opposé aux habitudes gallicanes encore très diverses. Il s’agit d’imiter résolument la liturgie romaine et de diffuser sa spatialité imprégnée d’unité et de logique hiérarchique : importance du centre, de la droite, de la distance avec l’autel, des gradualités d’honneurs, etc. Cette mise en place très codifiée visualise la décision pionnière, prise par Mgr Parisis en 18392Circulaire du 15 octobre 1839. Voir ICI. Le rituel sera adopté en 1842, avec des compromis., d’introduire le rite romain dans le diocèse de Langres.

 

Encouragé par Guéranger, le nouveau rite se diffuse donc lentement. En 1851, il commence à transformer l’architecture du centre stratégique de la réforme : la chapelle du Grand Séminaire.

 

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