Vacances ?

On me demande :

Vous partez en vacances ?

Je réponds :

Non.

De fait, je partirai en vacances quand la maladie en fera de même. C’est pourquoi, je lui dis :

Chère SEP, ma douce, tu as bien travaillé cette année. Il est temps de te reposer, changer d’air, voir des amis, Gustave Parkinson, Annette Choléra ou notre chère Béatrix de Charcot. Ensemble, visiter les morgues en Scandinavie, faire la tournée des Grands cimetières sous la lune. Papoter.

Seulement voilà, elle n’écoute pas et demeure dans le devoir. Chaque matin au turbin, à poursuivre consciencieusement l’œuvre de destruction. Cette permanence sans interstice détonne dans un monde si volage et distrait.

 

Ainsi je ne partirai pas en vacances, ce qui fera de grandes économies avec lesquelles j’achèterai des livres qui me rendront de plus en plus intelligent et de moins en moins affirmatif.

 

J’en ai donc pas fini de disparaître.