Les archives diocésaines ont désormais la tâche de collecter les fonds locaux (archives paroissiales, conservées dans la sous-série 2P). Ceux-ci naissent par un acte épiscopal du 29 avril 1853.

Placés sous la responsabilité des curés travaillant par équipe de doyenné1De fait, ce catalogue se substitue pour l’année 1853 aux Conférences ecclésiastiques. Il en reprend le cadre, le caractère obligatoire et le suivi épiscopal (double transmis à l’Évêché). Le lien ainsi constitué entre formation permanente et archives est très suggestif., ils se divisent en deux ensembles.
Tout d’abord, un Catalogue chronologique et analytique des publications émanées de l’Autorité diocésaine (ouvrages liturgiques, catéchismes, instructions pastorales, circulaires, etc.). Cet outil est aussi pensé comme un Plan partagé de conservation :
De cette manière, il suffira qu’une pièce ait été retrouvée dans une seule paroisse pour qu’on puisse en faire profiter tous les autres.
Quand il existe, ce document constitue un précieux témoignage historique.
Ensuite un Inventaire général des archives paroissiales2Dans les faits, le texte demande deux inventaires et indique des conseils de conservation., définies comme « les archives du Ministère pastoral et les archives de la Fabrique ». Il s’organise selon un cadre-type :
- Archives du Ministère pastoral
- Les publications émanant de l’Autorité diocésaine communes à toutes les paroisses ;
- Les titres et papiers qui ne concernent que la paroisse ;
- la correspondance avec l’Évêché et les Autorités civiles ;
- les pièces diverses.
- Les archives de la Fabrique
- Les titres de propriété ;
- Les pièces concernant les actes d’administration ;
- La correspondance;
- Les pièces diverses.
De plus, les pièces les plus importantes (donc les plus anciennes) doivent être intégralement retranscrites sur le Registre de paroisse et le Sommier des titres de la Fabrique.
L’archiviste contemporain salue le talent organisationnel de l’Autorité épiscopale dont il est l’heureux héritier et le continuateur. Indécrottable conservateur, il s’inquiète du désintérêt actuel pour certaines archives paroissiales, comme de la dérive numérique. Il lui plaît, chaque matin, se rappeler la juste injonction finale, rédigée dans un style éclatant, qui rompt avec la sécheresse jargonneuse des ordonnances administratives de notre temps :
Il faut recueillir toutes les pièces avec soin, les disposer avec ordre, les numéroter et les inventorier avec exactitude. Il ne faut en négliger aucune sous prétexte qu’elle ne présente aucun intérêt : tels qu’il paraît aujourd’hui n’en point offrir, peut en acquérir beaucoup avec le temps et par suite de circonstances qu’on ne peut prévoir.