Le vainqueur appartient au butin.
F. Scott Fitzgerald place cette phrase en exergue à son deuxième roman, Beautiful and Damned. Le vainqueur appartient au butin, comme le maître se révèle l’esclave de l’esclave et l’araignée s’emprisonne, prise dans sa toile. La maladie s’enchaîne au malade, comme peut-être le médecin à la maladie. Plus de vainqueur, de vaincu, les rôles se mélangent dans un curieux brouillard de guerre.
Le jeu des représentations serait d’autant plus spectaculaire (allocations alambiquées de la CAF, CHU labyrinthique, discours convenus, Académie de médecine, etc.) qu’il chercherait à cacher ce secret inavouable. N’en soyons dupe qu’à moitié. Au fond des choses, comme sous l’action d’une immense lentille, tout se retourne. Dans la chambre noire, le tirage définitif inverse les formes et les couleurs.
Ah douce SEP, que m’as-tu appris cette renversante lucidité! Tu me condamnes à vivre à l’envers, inverti !