J’écoutais cette émission de philosophie consacrée à la maladie sur France Culture et intitulée : « Que nous apprend la maladie ? »
Si la SEP apprend un peu, au débotté, c’est qu’elle prend énormément. Elle apprend en creux, volant à la louche, violant sans vergogne, creusant d’immenses galeries à l’acide. Dans nos vies dévorées, réduites à marée basse, il se peut qu’un élément enfoui apparaisse, oublié car enfoui. L’enfoui nous met tous en fuite. Mais où fuir avec mes cannes ?
Quand commence le combat … Un jour cesse la fuite.1Françoise MUCKENSTURM, Christus n° 215, juillet 2007.
Malédiction. Ce combat (agonia en grec) que je n’ai pas choisi me fait horreur. D’où vient alors que cette agonie m’apporte parfois une joie profonde ?