Qubit n’est pas un gros mot

La SEP doit beaucoup à la physique quantique. Quand j’entre dans la salle IRM, je pense à elle, qui rend possible cet examen.

 

J’aime bien la physique quantique parce que je comprends et je ne comprends pas. Je comprends la physique quantique de manière quantique. Quand l’équipe soignante m’empoigne afin de me placer dans le grand tube blanc, je rêve. J’imagine que la machine nous transporte du monde binaire vers un univers qubit. Ne plus être réduit à 0 ou 1. Être à la fois 0 et 1. Devenir un malade qubit, malade et pas malade, selon la mesure. Pour le médecin, malade. Pour l’ami ou l’être aimant, pas malade. Pour les autres, ni 0 ni 1.

 

On verra ensuite pour les Qunit, à la fois 0, 1, … n, soit n+1 positions, possiblement corrélées. Appelons cela l’infini, par défaut, et le processus l’angélisation. Un humain angélisé qui voyage sur l’échelle des univers infinis avec son corps lourd.

 

La grâce et la pesanteur.

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