200

200ème article. La vie continue. Ai-je progressé ? La maladie oui, moi non. Ai-je changé ? Sans doute. Comment ne pas changer ?

 

Je creuse le puits. Ou plutôt, je cartographie aux frontières du trou noir ALD un étrange rayonnement. Mais au-delà de la singularité, rien ne peut se dire. En multipliant ainsi les points de vue, les perspectives éparses de particules en désintégration, peut-être quelque chose va-t-il apparaître, une silhouette, une esquisse d’arpenteur.

 

L‘arpenteur, le thème est connu… Le soir, en contre-bas du château , je croise à l’auberge K, Estragon et d’autres aventuriers égarés. Ils parlent peu. Pourquoi en rajouter ?

 

Je pense alors à une remarque de Timothy Radcliffe1Thimoty RADCLIFFE, L’ours et la moniale, conférence (ICI).. S’il y a un arrêt de bus, c’est qu’un bus va passer. Il suffit d’attendre. Voici selon lui ce que signifie la vie monastique. Voilà ce qu’entrevoit ce blog avec SEP, autre vie monastique. D’ailleurs, je l’ai déjà dit, le néant n’existe pas. C’est une invention facile pour se consoler. Nous sommes condamnés à l’être durant notre vie, a minima à l’avoir-été après notre mort.

 

Un jour donc, peut-être, le passage de la grâce, brise de fin silence. Comme le gamin de ce matin, à toute berzingue autour du kiosque sur son vélo fluo, square Henryot, en face de chez moi. L’ange à vélo d’Arcabas.

 

Le royaume est si proche. 200 ! Gâteau, fanfare et cotillons.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Défiler vers le haut