Deux expositions langroises à voir

Les amis langrois de la Maison Tabga exposent !

 

C’est tout d’abord la nouvelle exposition de Carlos et Marcel, au centre culturel Arte Meum, 4 Place Jeanne-Mance (à côté de la Cathédrale). Le premier thème pour cette saison est « Le portrait oublié ». Au total plus de 150 portraits (dessins, gravures, peintures) sont présentés, au style et à la technique polyphoniques, présences aux regards mystérieux qui appellent le regardeur à la communion humaine.

 

Ouvert du 16 avril au 15 juin 2025,

du mercredi au dimanche et de 14h à 18h30.

 

Ensuite, Bernard Lecomte propose son exposition annuelle au tiers-lieu Le Goût des Autres, 8 Rue Chambrulard. L’occasion de découvrir le travail foisonnant d’un artiste au talent reconnu.

 

Ouvert le vendredi 2 mai 2025, de 11h30 à 12h30 et de 13h30 à 18h,

samedi 3 et dimanche 4 mai, de 14h à 18h.

 

1 réflexion sur “Deux expositions langroises à voir”

  1. L’exposition de la Maison de la Providence a refermé ses portes le 2 mai, après trois jours d’affluence. Il faut dire que l’accueil y fut cordial : Bernard en hôte intarissable, Christine tout en discrétion, l’un et l’autre attentifs à transmettre leurs émotions et accueillir celles des visiteurs avec gentillesse – et sœur Myriam aux petits choux pour accompagner substantiellement les nourritures artistiques.

    De Christine, nous retiendrons la perception des lieux, la saisie du détail qui crée l’harmonie, et nous entraine pour une promenade dans l’Yonne parmi e vert des herbes le long de l’eau, une déambulation à Auxonne en compagnie de deux carnavalières vêtues de rouge, aux visages épanouis, rayonnantes de joie. Devant une maquette, une visite du vieux Dijon sur les pas d’Aloysius s’impose à l’imagination – les pas du passant qui longe la Maison Millière résonnent sur les pavés…

    De Bernard, les séries de portraits attestent une sensibilité aux multiples facettes. Peu d’hommes sont représentés dans sa galerie : un guetteur énigmatique scrute les lieux par la vitre d’une porte, un Roméo tourne le dos à sa Juliette qui regarde ailleurs, un autoportrait dépouillé réclame l’attention des visiteurs. Entre tendresse et humour, les demoiselles « en Y de A à Z » et les Faustine au fusain accompagnent des portraits peints, à la texture poudrée, un rien mystérieux pour certains.

    Dans le carton laissé à la curiosité des visiteurs, un étrange puzzle se forme entre les dessins, de surprenantes rencontres ont lieu entre les peintures. Un autoportrait en clown se saisit d’un instrument de musique pour inviter à la danse une taille élancée en robe de bal… – il a déjà fait rire la belle, elle va prendre sa main pour un tour de piste – mais lui, maladroit dans ses chaussures à semelles épaisses, il pourrait bien lui marcher sur les pieds !
    Et parmi les études, deux portraits rangés l’un à côté de l’autre retiennent plus particulièrement l’attention; sur l’un, on devine l’artiste, un peu grave – il doit avoir 25 ans, tout au plus; une jeune femme aux traits doux pose son regard sur lui. Leur jeunesse traverse les années sans faire de bruit, alors que sur un chevalet, un paysage urbain à la Edward Hopper invite à une méditation sur le temps qui passe.

    A l’issue des trois jours d’exposition, des étiquettes « réservé » signalent l’engouement des uns et des autres pour le travail de Christine et de Bernard – mon amie E. repart avec une demoiselle-en-Y qui lui ressemble fort, élégante dans sa robe cintrée ; moi, je rentre à la maison en transportant sur mon porte-bagage une Faustine au papillon, qui dialogue désormais avec la princesse Hyacinthe de Mucha.

    Il ne reste plus qu’à attendre la prochaine exposition. Il paraît que Bernard a déjà d’autres projets sur le chevalet…

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