Le malade comme déchet

Dans son livre, Ruwen Ogier réfléchit sur le malade comme déchet social1R. Ogier, Mes mille et Une nuits, chap. 4..

 

Est-ce pour cela que j’apprécie autant la déchetterie municipale? Je trouve ce lieu joyeux, apaisant et moral. Les discussions y sont toujours simples et amicales. J’en ressors apaisé et soulagé, presque léger. Cependant, une petite angoisse m’étreint. J’ai peur désormais que la barrière placée à la sortie ne s’ouvre pas, que les deux employés me saisissent par le col et me précipite dans la benne Malades incurables & ALD. Celle qui est placée entre Déchets verts et EHPAD.

 

C’est pourquoi à chaque sortie réussie, ce qui est le cas jusqu’à présent, j’ai le sentiment secret d’une fuite rocambolesque. Le déchet a fuit la déchetterie aux yeux de tous, une fois de plus, l’air de rien, en sifflotant.

 

Quel monte-en-l’air grand style !

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