En français, Hérode porte bien son nom. Hérode, le roi, l’homme du pouvoir, érode tout. Le Pouvoir érode la fraternité, la confiance, le partage. À la place, il impose des hiérarchies illusoires et violentes, des jalousies mesquines et des désirs concurrentiels.
Seulement la SEP dissout les pouvoirs. Elle érode Hérode. Lentement, elle s’institue comme le seul pouvoir. La SEP nous invente une vie nouvelle, dégagée de l’horizon habituée par la disparition des ambitions, par l’éloignement involontaire du jeu social. Elle impose à nos existences stupéfaites un ordre sans pouvoir, une existence critique à distance du théâtre néfaste des rapports de dominations. Elle participe ainsi à l’innovation politique.
Que faire face à cette provocation qui nous extrait de facto de la société hiérarchique ? Pour ma part, j’accepte le recrutement, sans tiédeur ni lâcheté. J’y retrouve les intuitions libertaires d’Ellul, Charbonneau, Péguy, Tolstoï, ou Illich. J’y vois vérité, honnêteté, poésie et joie.
Ah sclérose mon amour©, viens ce soir dans mes bras malhabiles que j’étreigne sans fin tes baisers duplices.