Mission Possible 9

La SEP est le seul adversaire sérieux d’Ethan Hunt, alias Tom Cruise. Car, si Tom rend possible l’impossible, la SEP, la coquine, rend impossible le possible le plus banal. Voilà qui est autrement original.

 

Résumé de quelques épisodes précédents. Mission Possible 1 : se lever la nuit pour boire un verre d’eau ; Mission possible 3 : marcher sur un fil imaginaire sans se vautrer comme une crêpe, soit la reprise du fameux funambule, blockbuster des neurologues et kinés du monde entier ;  Mission possible 7 : je prends ma voiture et fais 30 km aller, 30 km retour (avec une cascade finale pour se garer bien droit). Le filon est infini. L’adaptation en courtes séries est à l’étude. Bien sûr le rythme est lent et chaotique, la fin prévisible. Parfois, les acteurs restent au lit. Lors de certaines scènes, la caméra tremble. Il n’empêche. Quel spectacle ! J’imagine la critique des Inrocks ou du Masque et la Plume :

« J’ai adoré. Ce cinéma radical (plus de trois heures pour la scène des courses au supermarché) provoque le spectateur sans ménagement. Il le convoque au lieu des grandes blessures et nous laisse perplexes, pantelants, transformés. Nous sortons de la salle de projection épuisés comme le personnage. Une expérience inoubliable. »

J’espère un SEP d’Or, catégorie « Signe de Lhermitte ». Depuis le temps, franchement, je le mérite.

 

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