En ce dimanche (17 TO, année A), texte court. Jésus fait court. Ses œuvres complètes font quelques pages. On est loin de Voltaire ou de Michel Onfray.
Cette concision est un outil, car il s’adresse à la foule qui a peu de temps. Comme nous aujourd’hui, distraits par une société de l’accaparement qui entretient le système économique et hâte l’échauffement général.
Une parole frugale donc, par lequel il s’agit de trouver un trésor. Le trésor réactive nos enfances, les coffres pirates pleins de pièces d’or, le trésor de Rackham le Rouge avec son sous-marin en forme de requin ou les vieux temples d’Indiana Jones. L’évangile travaille au lieu parfois enfoui de l’innocence native.
Les deux paraboles s’articulent finement en tant qu’elles précisent que ce trésor jaillit qu’on le cherche ou pas. En cela, elle désigne une adresse universelle, en partie involontaire et si surprenante qu’elle appelle une décision radicale : tout vendre pour. Ce constat somme toute logique ouvre un dépassement inattendu. Il y a plus grand que le monde de nos habitudes et propriétés, simples succursales d’un ailleurs incommensurable qui vient jusqu’à nous.
En quelques mots, le rabbi de Nazareth bouleverse nos vies. Le Verbe de Dieu emporte tout, et nous avec.
